Publié le 4 juillet 2018 Agriculture Le pâturage du XXIème siècle Un groupe d’agriculteurs du Pilat a créé le collectif « Patur’en Pilat » pour développer des modes de pâturage innovants. Accompagnés par des techniciens agronomes et des chargés de mission du Parc du Pilat, ils revoient les calendriers de pâturage de leur exploitation. En fonction des parcelles, du type de […]

Le pâturage du XXIème siècle

Un groupe d’agriculteurs du Pilat a créé le collectif « Patur’en Pilat » pour développer des modes de pâturage innovants.

Accompagnés par des techniciens agronomes et des chargés de mission du Parc du Pilat, ils revoient les calendriers de pâturage de leur exploitation. En fonction des parcelles, du type de végétation en herbe ou en broussailles, des besoins saisonniers du troupeau, de la proximité de l’étable, … ils progressent dans la gestion de leur ressource fourragère. Concrètement ils arrivent à prolonger de quelques jours d’alimentation sur les parcelles et ainsi gagnent en autonomie et en sécurité alimentaires. Ils modifient aussi le modèle de leur exploitation, substituant la conduite de bêtes au pré aux heures de tracteur passées à travailler le foin. Sans compter que le troupeau entretient les prairies naturelles favorables aux oiseaux et à la biodiversité.

L’utilisation des prairies permanentes est technique et subtile. Il faut d’abord identifier les ressources de végétations entre les parcelles et donc les espaces de période de croissance, quantité et valeur du foin. Ensuite, définir les objectifs attribués aux parcelles dans le calendrier de pâturage (plutôt printemps, été, automne, hiver, plutôt pour 1 lot de génisses, de laitières, …) et vérifier que la conduite de pâturage permettra d’assurer ce rôle sur le long terme.

Contrairement aux idées reçues, les ligneux peuvent être consommés par les troupeaux en production ou non ; tout repose sur le mode de conduite parcellaire. Ils peuvent même avoir un rôle pour passer la période estivale (restent verts et apportent de l’ombre à l’herbe qui jaunit moins).

Tout le savoir-faire technique de l’éleveur, c’est d’amener son troupeau à apprécier. Il lui faut ensuite conduire la pâture en tenant compte des besoins particuliers du moment : gestation, lactation des animaux, période de sécheresse à anticiper, …

Depuis que les agriculteurs du Pilat se penchent sur la question, les pratiques évoluent. Si vous voyez des buissons au milieu des prés verts, ce n’est pas forcément un manque d’entretien. Ce peut être simplement un complément alimentaire conservé précieusement.

Plus d’informations sur www.parc-naturel-pilat.fr / nos actions

 

Autour du crépuscule

Après 20 ans de Concerts en balades et Scènes aux champs, le Parc du Pilat a inauguré en juin une nouvelle saison culturelle à Trèves.
A raison d’un samedi par mois jusqu’en novembre, le Parc vous donne rendez-vous à la tombée de la nuit pour : une découverte lors d’une randonnée, une dégustation de produits du terroir directement dans une exploitation et un spectacle proposé par un acteur culturel pilatois.

N’oubliez pas votre lampe de poche, et surtout, de vous inscrire pour réserver votre place.

Plus d’informations et réservations, sur www.parc-naturel-pilat.fr / rubrique actualités

 

Une exposition à voir à la Maison du Parc :

Pilat et villes de proximité, un destin commun

La proximité des agglomérations stéphanoise et lyonnaise a façonné l’histoire du Pilat jusque dans sa physionomie actuelle. Aujourd’hui, les relations de complémentarité entre nos territoires sont irremplaçables, au cœur du quotidien des Pilatois comme des citadins.

Ces interdépendances, souvent méconnues mais pourtant précieuses, sont exposées jusqu’en novembre à la Maison du Parc à Pélussin.

L’occasion, s’il en était besoin de découvrir, ou redécouvrir, la Maison du Parc.

Cette exposition s’inscrit dans le cadre des « Rendez-vous de mon Parc » : plus de 80 animations proposées durant la saison aux 4 coins du Pilat, autant d’invitations à la découverte du Pilat, de ses richesses et des passionné(e)s qui le font vivre.